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Proche-Orient / Moyen-Orient

…  » Il est étonnant de constater que dans la transcription du Dr. Dans la déclaration de Charles Malik à la presse le 16 août, toutes ses références au Proche-Orient (Proche-Orient) ont été traduites par Moyen-Orient (Moyen-Orient) par le correspondant de l’AFP à Washington, et pourtant le terme « Proche Orient » signifie sans équivoque ‘Proche Orient’. Tout au long de sa déclaration scrupuleusement précise, M. Charles Malik utilise le terme « Proche-Orient » vingt-cinq fois mais dans la version AFP, on ne trouve pas une seule occurrence du terme. L’inverse est également vrai. Pas une seule fois M. Malik utilise le terme ‘Moyen-Orient’ et pourtant la version AFP en est parsemée. Ainsi, quel que soit le Dr. Malik avait à dire sur le Proche-Orient a été appliqué par l’AFP au Moyen-Orient. Bien que tout à fait involontaire, ce soi-disant reportage constitue une très grave déformation des faits.
Nous espérons que ce grief légitime et pressant sera pris au sérieux par l’AFP à Washington et qu’à l’avenir, ils s’efforceront de faire en sorte que leurs traductions reflètent toujours la vérité… »

Le Proche-Orient et le Moyen-Orient, M.C., Le Jour, 24 août 1951

 

Introduction à la lettre de Charles Malik à Michel Chiha sur les perceptions américaines du Moyen-Orient
Le 30 mars 1947, incapable d’exprimer officiellement ses profondes inquiétudes quant aux intentions diplomatiques américaines à long terme au Moyen-Orient, M. Malik a écrit à Michel Chiha en tant que confident de confiance afin de partager ces inquiétudes et de lui offrir un aperçu personnel discret sur la vision américaine du monde arabe en général et de leur désintérêt pour le Liban en particulier, vraisemblablement car cela ne jouait pas un rôle rôle central dans l’industrie pétrolière. Le centre de ses préoccupations est sa peur pour l’avenir de la liberté du Liban et l’effet à long terme que l’influence américaine peut avoir sur le système éducatif au Liban. (voir lettre de l’hôtel New Weston, New York).

… »Les Anglais croient qu’ils peuvent effacer le Proche-Orient d’un trait de plume. Ils regroupent les Égyptiens, les Libanais, les Turcs et les Perses. Les Américains croient qu’ils peuvent résoudre le problème de la Palestine et des réfugiés palestiniens avec leurs dollars. Les Anglais ont bouleversé la Ligue arabe tout en encourageant les ambitions hachémites dans la région et les Américains utilisent le pétrole pour noyer tous les sentiments et traditions locales. Ainsi, tout est en désordre et le « Moyen-Orient » est en plein désarroi… « 

Common Sense, M.C., Le Jour, 9 août 1951

… » Lors d’une conférence de presse à New York, M. Winston Churchill a été décrit par une agence de presse comme ayant « habilement évité de répondre à toute question sur la situation au Proche-Orient en déclarant avant toute autre chose qu’il faudrait déterminer où se terminait le Moyen-Orient et où commençait le « Proche-Orient »… Ce document a déjà indiqué que le Proche-Orient est délimité par la mer Méditerranée et le Moyen-Orient par l’océan Indien occidental avec une certaine flexibilité dans les frontières de leurs arrière-pays respectifs de la même manière et avec les mêmes subtilités que l’Europe se différencie de Asie… »

Monsieur. Churchill et le Moyen-Orient, M.C., Le Jour, 10 janvier 1952

Dans une lettre privée et confidentielle adressée à Michel Chiha, le ministre de la légation britannique à Beyrouth a exposé ses vues personnelles sur la suppression du terme « Proche-Orient » dans les dépêches officielles britanniques et un grand nombre d’adoptions britanniques vision et par les Britanniques pour leur utilisation très explicite du terme « Moyen » plutôt que « Proche » Orient. Faisant preuve d’une large connaissance de l’histoire de la région ainsi que d’une reconnaissance ouverte du rôle culturel et scientifique fondamental que le Levant, en particulier, a joué dans le déveltom reconnaissance du énél de le desmobement énétéséré premières prérogatives militaires et sur la l’inexistence de ce qu’il décrit comme une « entité du Proche-Orient » pour expliquer l’usage évité.

Le ton de la lettre est convivial comme on pouvait s’y attendre d’une connaissance personnelle de Michel Chiha, mais il est clair que ce sont les trois articles de fond de ce dernier et ses conversations personnelles à ce sujet avec le ministre (plénipotentiaire) qui avaient motivé la lettre.
Malgré la position anglaise en la matière, les États-Unis utilisent encore le terme « Proche-Orient » trois ans plus tard.

… « L’une des nombreuses morales de cette histoire est que la confusion arbitraire entre le « Proche » et le « Moyen » Orient est la même que celle entre l’Égypte et le Pakistan… »

… « Il ne peut y avoir de stabilité dans le monde arabe sans une politique méditerranéenne dédiée. »

Le travail de l’amour est perdu ou la douleur de l’amour perdu, M.C., Le Jour, 24 février 1954

… » Nous nous mêlons depuis un certain temps des affaires transjordaniennes parce que les Transjordaniens eux-mêmes se mêlent d’affaires qui ne les concernent pas. De tous les pays arabes avec le moins de liberté d’action, où chaque aspect de la société est si gardé, il est étrange que cet État même soit le plus actif dans les intrigues et les troubles politiques… »