About Michel Chiha

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About Chiha Foundation

Le service diplomatique

Le Vatican

… « Bien que les États laïcs du monde aient accepté notre souveraineté bien plus tôt, nous avons finalement obtenu l’approbation d’un État que nous recherchions en particulier, à savoir l’État du Vatican à Rome, le centre de nombreuses questions concernant l’Orient. La représentation diplomatique sera réglée en temps voulu à la convenance du Saint-Siège et pourtant, bien qu’elle vienne beaucoup plus tard que partout ailleurs, cette reconnaissance particulière a plus de poids car elle signifie l’approbation et la confirmation d’une question de principe. Tout doute restant s’est évaporé. C’est sans doute une première historique… « 

La politique du Vatican et le Liban, M.C., Le Jour, 11 avril 1946

…« Nous ne cacherons pas notre joie d’établir enfin des liens diplomatiques avec le Saint-Siège. Avec cette nouvelle vient une nouvelle ère avec de nouvelles perspectives pour le pays. Quant au monde arabe, il se présente comme un signe d’amitié et d’entente pleine de promesses…

… « Nous sommes extrêmement heureux que le tout premier représentant de notre pays au Vatican soit le rédacteur politique de ce journal et un ami très proche. Nous sommes convaincus que M. Charles Hélou entreprendra son devoir et ce grand honneur avec autant de sagesse que de tact et de dévouement… »

Nos relations diplomatiques avec le Vatican, M.C., Le Jour, 23 décembre 1946.

… « Nous apprenons de Rome que notre représentant au Vatican, M. Charles Helou, a été très bien accueilli lors de la présentation de ses lettres de créance. Ce fut une occasion extrêmement émouvante et solennelle au cours de laquelle notre pays a bénéficié de la plus haute considération. Cet événement capital ne manquera pas de résonner dans toute notre région… « 

Une cérémonie et une marche à suivre, M.C., Le Jour, 19 mars 1947

…  » Nous avons parcouru un long chemin en trois ou quatre ans. Notre rayonnement international est tel que nous nous adressons aux grandes nations sur le même ton qu’aux plus petites… »

… » Nous ne cacherons pas notre joie d’établir enfin des liens diplomatiques avec le Saint-Siège. Avec cette nouvelle vient une nouvelle ère avec de nouvelles perspectives pour le pays. Quant au monde arabe, il se présente comme un signe d’amitié et d’entente pleine de promesses… »

…  » Nous sommes extrêmement heureux que le tout premier représentant de notre pays au Vatican soit le rédacteur politique de ce journal et un ami très proche. Nous sommes convaincus que M. Charles Hélou entreprendra son devoir et ce grand honneur avec autant de sagesse que de tact et de dévouement… »

Nos relations diplomatiques avec le Vatican, M.C., Le Jour, 23 décembre 1946.

… « Nous apprenons de Rome que notre représentant au Vatican, M. Charles Helou, a été très bien accueilli lors de la présentation de ses lettres de créance. Ce fut une occasion extrêmement émouvante et solennelle au cours de la ciquelle de lacielle plus haute considération . »

Une cérémonie et une marche à suivre, M.C., Le Jour, 19 mars 1947

…  » Nous avons parcouru un long chemin en trois ou quatre ans. Notre rayonnement international est tel que nous nous adressons aux grandes nations sur le même ton qu’aux plus petites… »

L’enquête de l’ONU sur la Palestine, M.C., Le Jour, 29 mai 1947

« Avec mes remerciements, mes meilleures salutations et mes félicitations pour l’article dans ‘Le Jour’ d’aujourd’hui ».

…  » Ce qui paraissait initialement prometteur en 1946 est devenu une réalité. Ensuite, nous avons organisé l’échange de délégués diplomatiques avec le Saint-Siège par lequel la nonciature de Beyrouth a été établie et notre propre agent diplomatique a été très aimablement reçu. Cette représentation diplomatique du Proche-Orient auprès du Saint-Siège se voulait un effort de collaboration pour superviser le bien-être spirituel de la région. C’est avant tout une question d’âme des gens… « 

Servir l’âme, M.C., Le Jour, 23 janvier 1951

Le service diplomatique

Le Représentant du Liban en France présente ses lettres de créance

« Aujourd’hui à 10h30 samedi 27 janvier, le Président du Gouvernement Provisoire Français a tenu une audience officielle au Palais Présidentiel avec Ahmed Bey DAOUK, qui lui a remis ses lettres d’accréditation officielles en tant qu’Envoyé Spécial et Ministre Plénipotentiaire de la République libanaise à la France.
Les honneurs militaires étaient accordés à l’arrivée et au départ.

Le Monde, 28-29 janvier 1945

Nomination diplomatique aux États-Unis

… »Notre plus représentatif a grandi. Après les premières affectations à Londres et à Paris et après l’affectation de M. Joseph Salem au Caire où il a reçu beaucoup d’éloges, nous avons maintenant nommé M. Charles Malik à Washington. Monsieur. Malik est diplômé de l’Université de Harvard et, en tant que professeur de philosophie à Beyrouth, il a sans aucun doute absorbé une certaine sagesse. Il est destiné à bien réussir aux États-Unis où les hommes de son calibre sont appréciés. »

Aucune référence

28 Mars 1945

… » La plus grande communauté de Libanais expatriés se trouve aux États-Unis d’Amérique et maintenant, avec une représentation diplomatique et consulaire, même ceux qui ont pleinement adopté la nationalité de leur pays d’accueil trouveront sinon un lien politique que certainement spirituel avec leur pays d’origine. Volant au-dessus de la légation libanaise à Washington, le drapeau libanais ne manquera pas de toucher le cœur des milliers d’émigrants qui résident en Amérique. Le savoir-faire est désormais de défendre leur patrie désormais indépendante en faisant appel par tous les moyens aux âmes et aux mémoires des Libanais, même les plus désunis.
Le corps diplomatique libanais naissant a un rôle de plus en plus important à jouer. Répondre aux besoins d’une si grande population d’émigrants offre en soi des possibilités incalculables et notre M. Charles Malik, qui sera en charge de cette énorme communauté, est certainement qualifié pour offrir le soutien et le réconfort nostalgique nécessaires à ceux qui sont si loin de chez eux. Nous souhaitons à M. Charles Malik toutes les chances de succès… « 

Le Liban à Washington, M.C., Le Jour

Ce que le président Eisenhower a dit à l’ambassadeur Charles Malik lorsqu’il a présenté ses lettres de créance.
…  » En ces temps troublés, le concept et le but de l’État libanais ont un sens amplifié et une valeur encore plus grande. Si les hommes de bonne volonté espèrent voir l’équité, la paix, la sécurité et la dignité humaine prévaloir face au despotisme, ils doivent inlassablement s’unir pour y parvenir. Là où existent des frontières géographiques et des différences culturelles, les intentions sont parfois mal comprises et la sécurité compromise. En tant que pont traditionnel entre l’Est et l’Ouest, le Liban joue un rôle dans la réduction des distances (d’esprit et de mille) et rapproche un amalgame productif entre l’Est et l’Ouest… « 

Un événement mémorable, M.C., Le Jour, 13 Mai 1953

… »En rendant visite à M. Mendès-France à New York pour le mettre au courant de l’évolution du Proche-Orient et du monde arabe méditerranéen, notre ambassadeur aux Etats-Unis a agi avec courtoisie et bon sens.
Monsieur. Charles Malik est en très bons termes avec M. Mendès-France qu’il connaît depuis ses jours au Conseil économique et social de l’ONU. Ce fut l’occasion de donner au président français du Conseil des ministres (Premier ministre) un aperçu de la situation actuelle au Proche-Orient et en Méditerranée arabe et à M. Malik a estimé que cela avait été une entreprise fructueuse pour les deux parties puisque M. Mendès-France partage notre désir de paix et d’Etat de droit.
L’ambassadeur informera bien sûr le gouvernement ainsi que l’ONU. représentants des quinze États arabes et asiatiques sur les résultats de sa visite. Le terme malheureux « arabo-asiatique » apparaît encore occasionnellement dans les dépêches officielles, mais malgré la nature confuse et imprécise de cette expression de retour, sans aucun doute, les sujets épineux du Proche-Orient, de l’Afrique du Nord et d’Israël auraient été discutés comme tout diplomate libanais qui se respecte se serait attendu et aurait été préparé. C’est de cela qu’il s’agit dans la diplomatie et l’élaboration des politiques… « 

À propos d’une conversation à New York, M.C., Le Jour, 25 novembre 1954

Une affaire de patrimoine français

Philippe Takla, ministre libanais des Affaires étrangères, et la question des avoirs français

… » Les Libanais ont été touchés par l’accueil chaleureux à Rome de leur ministre d’État. Il a également été chaleureusement accueilli au Brésil, en Argentine et en Espagne. Comme Paris, M. Philippe Takla s’est retrouvé en territoire familier partout où il est allé mais un accueil chaleureux à Rome représente quelque chose de tout à fait différent d’un à Madrid. Une présence libanaise officielle dans le Nouveau Monde comme dans l’Ancien est un rappel du passé car l’histoire assure inévitablement un lien entre les temps nouveaux turbulents et changeants et les époques lointaines du passé.
Le ministre libanais a été honorablement accueilli en Italie tant verbalement que par gestes. Monsieur. Takla a d’abord été accueilli en personne par M. Gaspari avant sa visite au Capitole. En l’absence du comte Sforza, actuellement à Londres pour affaires officielles, il a rencontré le sous-secrétaire d’État avant son audience avec le Saint-Père au Vatican.Il incombe au peuple libanais et à ses représentants de se déplacer à l’étranger afin de diffuser l’ensemble des atouts de notre petite nation et de promouvoir sa place dans l’ordre plus large des choses… »

Liban et Rome, M.C., Le Jour, 18 mai 1950

… « Le 1er décembre, la presse égyptienne a publié les détails d’une interview donnée par M. Philippe Takla, notre ministre des Affaires étrangères, actuellement au Caire pour affaires officielles, au correspondant local du célèbre journal français Le Monde. Monsieur. Takla a déclaré ouvertement et dans un esprit de bonne volonté réciproque, qu’aucun problème entre la France et le Liban n’était insurmontable. Nous croyons sincèrement que cela est vrai. Monsieur. Takla a soulevé les questions de la propriété ennemie saisie, des tribunaux communs et de la propriété foncière française au Liban, et très bientôt ce journal prévoit de se pencher sur ces sujets de discorde trop familiers.
Dans chaque cas, nous ne doutons pas qu’une issue raisonnable et consciencieuse est possible, et qu’il existe une solution simple si seulement la souveraineté du Liban est toujours gardée à l’esprit et que toutes les considérations et courtoisies sont témoignées à la France en tant que grande alliée laïque de aussi bien au Liban que dans tous les pays arabes.
Le monde d’aujourd’hui est peut-être en constante évolution, mais certaines valeurs fondamentales ne changent jamais. L’histoire, en général, est pleine de délires, de querelles et d’erreurs et pourtant les leçons qu’elle donne sont évidemment bien réelles comme en témoignent les affrontements entre les représentants des administrations française et libanaise.

Personne au Liban ne croit qu’une brouille sérieuse avec la France sur une question comme celle-ci est possible, d’autant plus que l’affaire a déjà été définitivement réglée et qu’un retard de six mois ne risque pas de contrarier sérieusement les personnes impliquées. Nous avons l’obligation envers ceux que nous aimons et respectons de déclarer ouvertement qu’une insistance excessive à précipiter ce qui est une question technique alors qu’il ne s’agissait que d’une question de courtoisie est répréhensible. Une fois que le principe est convenu, il devrait incomber à la recherche d’une solution plus élégante.

La deuxième question concerne également les actifs de l’État français. Dans l’intérêt de la bonne volonté et de l’harmonie comme décrit par M. Takla, nous trouvons normal, juste, correct et politique d’aider à résoudre ce problème au plus vite. En effet, si nous l’abordions directement, cela pourrait être résolu en quelques jours. Il n’y a aucune raison pour que cela dure des semaines et il est grand temps que nous agissions tous calmement et de manière constructive… »

Pour aplanir quelques difficultés, M.C., Le Jour, 4 décembre 1946
La Conférence des Nations Unies de 1945 à San Francisco

… « Sans doute sur les conseils de Beyrouth, « la France a suggéré à la Grande-Bretagne, aux États-Unis, à la Russie et à la Chine que le Liban et la Syrie devaient être présents à San Francisco. Nous sommes ouvertement ravis. Le revirement remarquable de la politique diplomatique de la France était inévitable mais reste très bienvenu. Le contact précédent avec le quai d’Orsay était pour le moins glacial, et la Troisième République et le XXe siècle ensemble n’ont pas réussi à favoriser une vision plus contemporaine le long des couloirs peu accueillants du ministère français des Affaires étrangères, laissant les étrangers perdus dans un labyrinthe de ruses. régimes sans issue.
Au final, la bonne volonté l’a emporté et nous avons réussi tant à l’Est qu’à l’Ouest. Nous ne risquons plus d’être laissés à l’écart… « 

Un heureux événement, M.C., Le Jour, 24 mars 1945

Résumé de l’article « Le Liban va à San Francisco »

« En tant que nation indépendante et souveraine et désormais membre des Nations Unies, le Liban envoie une délégation pour représenter le pays à la prochaine réunion des Nations Unies à San Francisco. Ayant participé quoique modestement à la chute des puissances de l’Axe et ayant obtenu la reconnaissance de notre souveraineté, nous avons le droit indiscutable en tant que co-membres légitimes d’assister aux conférences internationales des Nations Unies. Pourquoi le Liban n’était pas sur la liste dressée à Yalta est un mystère injuste et incompréhensible. nous avons travaillé dur et vite pour le soutien et la reconnaissance de notre le statut d’État et nos droits et les avons finalement obtenus de la même manière à l’Ouest qu’à l’Est, c’est pourquoi nous assisterons au rassemblement historique de San Francisco malgré ces sceptiques qui croient que seule la violence est la solution à tout ce qui s’est passé depuis 1918 dont la moindre n’est pas la prise de conscience qu’une politique de conquête et de domination n’est plus v fiable. Dans une ère d’interdépendance, la paix doit régner soit partout, soit nulle part. Je le répète, l’invitation à participer à la conférence de San Francisco représente l’admission du Liban dans la communauté mondiale des nations indépendantes et constitue un aveu de notre droit, en tant que membre des nations qui ont lutté contre l’Axe, à participer désormais à toutes les réunions des Nations Unies. »

25 Mars 1945

Khalil Gemayel, rédacteur en chef,

Journal français Le Canard aux Nations Unies (1949)
 » À propos des homonymes Le délégué soviétique à l’ONU fut interpellé en arabe par un journaliste qui l’avait pris (par erreur) pour M. Malik, le délégué libanais. En ce qui concerne M. Malik, l’ambassadeur de l’Inde en France, il a été adressé en russe par un délégué qui l’a pris pour M. Malik, le représentant de l’URSS. Pourquoi ne peuvent-ils pas tous s’appeler Smith comme tout le monde ? »

22 Novembre 1951

…  » Le discours prononcé par le ministre libanais des Affaires étrangères aux Nations Unies à Paris le 15 novembre a honoré le Liban et les États membres de la Ligue. Il était juste dans son appel à la liberté, à la justice et à la paix. Cela nous a rappelé à tous « que la paix est le produit de l’équité. Que ceux qui gouvernent doivent remplir leurs obligations et défendre les gouvernés ». Monsieur. Charles Helou a plaidé avec conviction et force pour l’internationalisation de Jérusalem, pour le rapatriement des réfugiés, pour l’indépendance de l’Egypte, et pour la résolution de toutes les questions des Etats arabes… Charles Hélou a donné le même ton élevé qui a inspiré les événements célébrés en cette fête nationale, à savoir la dignité humaine et la hauteur d’esprit… « 

À propos d’un discours, M.C., Le Jour

… » De plus, comme M. Philippe Takla le répète souvent, avoir un nombre de voix indépendantes au sein des Nations Unies vaut mieux qu’avoir un vote uni mais évidemment subordonné… « 

Le jeu a assez duré, M.C (Aucune autre référence)