About Michel Chiha

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La Palestine

Palestine

… « La décision de partager la Palestine avec la création d’un État juif s’avérera être la pire erreur universelle jamais commise. Ce qui semble être un acte apparemment mineur aura les conséquences les plus inattendues et il n’est en aucun cas exagéré de dire que cette petite affaire va secouer le monde jusqu’à la moelle… »

Une politique absurde, M.C., Le Jour, 5 décembre 1947

… « Une erreur de cette ampleur commise dans ce siècle aura des répercussions sur nos descendants dans le prochain. »

L’école des préjugés, M.C., Le Jour, 3 décembre 1947

… « En ce qui concerne Israël, dans sa récalcitrance nue habituelle, la Jordanie a poursuivi son propre stratagème au mépris de la Ligue. Les Arabes en ont payé le prix. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est la défense collective de la région méditerranéenne. Que faire si la Jordanie et l’Irak sous-estiment les répercussions à long terme ? Contrairement à eux, l’Égypte, la Syrie et le Liban sont particulièrement touchés par cette question car nous avons tous un littoral méditerranéen étendu, qui est évidemment destiné à associer toutes les nations méditerranéennes… « 

Politique de la Ligue, M.C., Le Jour, 12 mai 1951

Lettre dactylographiée

« Nous oublions trop souvent qu’Israël est un État préjugé et confessionnel. Il n’y a rien de nouveau dans ce fait, mais il nous incombe de rappeler encore et encore aux nations soi-disant démocratiques qu’elles sont en contradiction avec elles-mêmes en soutenant un État comme Israël.
On pourrait soutenir que leur soutien représente la réalité des affaires internationales, qu’il incarne les vertus de la coopération, de la tolérance et de la protection des mineurs et que, ce faisant, les nations démocratiques recherchent l’égalité civile. La réalité est qu’ils font exactement le contraire.
Lorsque vous avez fait campagne contre une entité politiquement et socialement raciste, comme ce fut le cas lors de la dernière guerre, vous n’avez plus le droit d’établir, avec la même brutalité, une entité de substitution en faveur du peuple juif. Nous sommes convaincus qu’à long terme, en soutenant ce type de sectarisme juif, nous rendrions un sérieux tort au peuple juif en général. Si les États-Unis et les autres continuaient à soutenir l’État d’Israël, le peuple juif persécuté et brutalement réprimé voudra se tourner vers la métropole sectaire qu’il essaie d’établir et qui ne peut pas tous les absorber et que le résultat de cela serait une épreuve récurrente pour le ‘ peuple élu », le désarroi dans le monde par l’existence même d’Israël, ses empiétements égoïstes et un certain nombre de crises supplémentaires. Néanmoins, le point principal qui doit être souligné ici est l’approche irrationnelle des nations les plus compétentes avec le concept de démocratie qui défendent maintenant l’État d’Israël. Nous sommes aussi conscients du concept qu’eux, mais pourquoi la version la plus intransigeante de la démocratie les a-t-elle conduits vers des exclus juifs et vers un État juif confessionnel comme si c’était une vertu universelle ?

On n’y a pas assez réfléchi ou plutôt ce qui manquait, c’était le courage d’affronter la vérité, de la servir fidèlement et de la voir triompher.
Ignorer les faits et voter pour la partition de la Palestine n’est tout simplement pas acceptable. Les nations qui ont choisi de soutenir la partition ont également choisi l’option détestable de créer l’État le plus préjudiciable et le plus exclusivement confessionnel du monde. C’est le fait que les libéraux n’affronteront pas et ce que les soi-disant « démocraties » recommandent.
Jamais rien d’aussi illogique et d’aussi contraire aux principes des Nations Unies n’a été vu auparavant. Les membres de l’ONU semblent inconscients du fait que la nature contagieuse de cela incitera la forme la plus aiguë de discrimination et une explosion de fanatisme chez ceux à qui on demande de faire preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance envers le peuple juif.
Si tant d’ambiguïté est permise au peuple juif et que dans chaque pays et dans chaque capitale l’existence manifeste d’un État israélien discriminatoire et exclusivement confessionnel est permise, alors pourquoi n’est-ce pas permis pour les autres ? Comment cette hypocrisie est-elle justifiée ? Pourquoi y a-t-il deux ensembles de règles ? Et comment cela peut-il être défendu ?

Archives Michel Chiha

 

… » Dans la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël signée le 14 mai 1948 par M.D. Ben Gourion et M. Moshe Shertok, lui, affirme que l’État d’Israël sera ouvert à tous les membres de la diaspora juive. Il poursuit en appelant « tout le peuple juif du monde à immigrer en Israël ». Foi. Ni les chrétiens, ni les musulmans, ni aucune autre religion n’ont jamais agi de cette manière et c’est absolument partout. Les dispositions juridiques relatives à la discrimination et au confessionnalisme aigu incarnées dans la charte même de l’État juif, selon laquelle la religion détermine la nationalité, sont uniques. Il est donc ridicule d’exhorter les pays voisins à croire qu’un Etat avec de telles lois et de tels objectifs se prête à des conditions raisonnables de paix et incompréhensible que la Commission de Paix persiste à proposer la conciliation en toute bonne foi !

Immigration en Israël, M. C., Le Jour, 5 octobre 1951

… » La guerre en Palestine a défié la Ligue arabe comme aucune autre organisation n’a jamais été défiée auparavant. Dans des circonstances aussi particulières, on aurait pu s’attendre à une solidarité et une prévoyance absolues. Ce n’était pas le cas et le résultat est un État d’Israël établi et bien armé avec des pays arabes désorganisés, discrédités et en désaccord les uns avec les autres… »

Vicessitudes de la Ligue, M.C., Le Jour, 13 juin 1950