About Michel Chiha

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Du Politique au Politique

“ Je n’ai pas lu L’Orient depuis plusieurs années mais j’ai été informé que dans l’édition de vendredi je fais l’objet de deux longues colonnes de calomnies, d’insultes et de menaces (presque certainement écrites par Georges Naccache). Protester contre cette calomnie serait au-dessous du mépris, cependant, je trouve nécessaire d’informer vos lecteurs de ce qui suit:

– Lors de la campagne électorale de 1925, j’ai été très décrié dans L’Orient par Georges Naccache parce que, bien que contre mon meilleur jugement, j’ai commis le péché de me présenter comme candidat auxdites élections et, bien que sous la pression personnelle considérable de plusieurs amis (dont un certain nombre jurent de la véracité de cela, en particulier Habib Trad et Alfred Naccache, maintenant membre de la Cour suprême), il semble que j’ai aggravé le péché en me présentant et en remportant un siège au parlement.

Dans un souci de transparence générale, je voudrais également clarifier ce qui suit:

– On m’a demandé en 1925 d’entrer au conseil d’administration des compagnies des « Tramways » et de l' »Electricité de Beyrouth ». Plus tard en 1933, j’ai été invité à rejoindre le conseil d’administration de la Banque de Syrie et du Grand-Liban. Je suis honoré d’être membre de ces conseils et à ce titre, en ma qualité de membre du premier d’entre eux, je perçois au total environ 9000 francs français par an. 

En tant que membre de la seconde, je reçois au total environ 18000 francs français par an. Par ailleurs, les frais que j’ai personnellement engagés lors d’un déplacement à Paris pour le compte de la Banque de Syrie s’élevaient à deux fois la somme allouée par la banque pour les frais de déplacement. Je donne librement cette information dans l’intérêt de ceux qui pourraient avoir la fausse impression que mon implication a signifié le gaspillage d’une fortune en mon nom.

– On m’accuse également de profiter de l’avantage injuste d’un vaste réseau de relations personnelles. Le fait que j’aie une famille nombreuse signifie que j’ai inévitablement des liens familiaux étendus. J’avoue avec plaisir jouir du privilège de ces relations comme toutes mes connaissances qui jouissent d’un avantage similaire. En effet, je ne crois pas qu’il soit jamais venu à l’esprit de personne jusqu’à présent, de trouver à redire au fait d’avoir une famille nombreuse. Quant à tous les propos malveillants restants, ils ne sont pas dignes de commentaires…”

Un bon fils, un bon Libanais, un honnête homme, etc.’, M.C., Le Jour, 4 juillet 1936