About Michel Chiha

Family, Childhood, Career

About Chiha Foundation

Egypt

Comme beaucoup de ses compatriotes, Michel Chiha a dû quitter Beyrouth pendant la Grande Guerre 1914-1918 et s’installer au Caire où il a étudié le droit et a finalement obtenu sa licence en droit.

Avec un intérêt inhérent pour la politique et prévoyant la défaite de l’Allemagne et l’éclatement de l’Empire ottoman, Michel Chiha et quelques amis également engagés ont pris sur eux de préparer les bases nécessaires à un futur État-nation libanais libre et indépendant. Dans ce but, il est devenu membre fondateur d’une coterie littéraire d’individus partageant les mêmes idées dont les efforts ont abouti à la publication d’un journal de langue française mettant en vedette les contributions volontaires de ses membres engagés. Intitulée Ébauches ou Brouillons, la revue se targuait d’être non partisane.

À côté du titre se trouvait la devise “Prends-moi comme tu me trouves”. Dans une lettre adressée à Hector Klat, l’une des rares lettres trouvées dans les archives familiales où il décrit sa vie en exil, il détaille des visites à des amis, des changements de résidence entre Hélouan, Le Caire et Alexandrie et décrit une retraite forcée à Ras-el-Bar. Il consacre la majeure partie de son temps à la préparation de sa licence de droit et à la rédaction des « Ébauches ». Bien que le récit soit assez typique du mode de vie d’un jeune célibataire de l’époque, il met également en évidence un intérêt précoce pour l’art, la musique et la littérature. En effet Michel Chiha deviendra avec le temps un passionné d’archéologie et un grand collectionneur qui entretiendra une correspondance amicale avec les plus grands archéologues de l’époque.

Après un exil de trois ans en Égypte, Michel Chiha revient à Beyrouth à la fin de la Grande Guerre.