About Michel Chiha

Family, Childhood, Career

About Chiha Foundation

Philosophie politique

« … C’est parce qu’il n’y a pas d’autre pays comme lui que l’on peut compter sur le Liban pour être fidèle à lui-même »…

« Les particularités du système libanais » M.C., Le Jour, 6 mai 1946

La philosophie politique de Michel Chiha envisageait le Liban, au sein d’une entité territoriale très exiguë, comme étant composé d’un ensemble de communautés appartenant à l’une ou l’autre des deux plus grandes religions monothéistes, à savoir le christianisme et l’islam. La coexistence amicale entre les deux ne serait réalisée que dans un cadre politique basé sur un respect égal du système de croyance de l’autre et que cela ne se ferait que dans une assemblée ouverte où chaque groupement religieux et chaque région serait représenté aussi pleinement et aussi pratiquement que possible . Michel Chiha a soutenu le principe d’une assemblée représentative, même « imparfaite et défaillante » car « au Liban, la discussion politique doit cesser de se tenir dans l’enceinte du Parlement, elle se poursuivra assurément dans l’enceinte des mosquées et des églises, Et à l’aube de chaque nouveau jour, le Liban serait confronté à la guerre civile.

« … Un gouvernement sain doit finalement montrer qu’une opposition n’est pas préjudiciable. C’est nécessaire, obligatoire et un devoir et tout État dépourvu d’une opposition saine ou d’un régime exempt de dissidence rationnelle sombrera inévitablement dans l’iniquité… » 

« Extrait d’un petit discours », M.C., Le Jour, 7 avril 1951

Confessionnalisme

Dans sa défense du système sectaire, il soutenait à l’époque qu’en dépit d’énormes inconvénients, il garantirait un degré d’accord qui, en soi, n’excluait pas la possibilité d’évoluer vers un système de gouvernement plus élaboré.

« …Lorsque la demande de s’éloigner d’un système confessionnel au Liban devient écrasante, alors chaque confession doit consentir, avec un minimum de protestations, à être sous-représentée à l’occasion. Cela serait récompensé par le fait qu’à d’autres occasions, ils seraient totalement surreprésentés. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi cela ne devrait pas être possible, mais de mauvaises habitudes ont été acquises et elles sont notoirement difficiles à éliminer. »

M.C., Le Jour, 26 janvier 1945

« … Le dictionnaire définit le confessionnalisme comme « un attachement étroit à une confession religieuse ». Cependant, le confessionnalisme au Liban est quelque chose de totalement différent. C’est une garantie de représentation politique et de relations sociales équitables au sein de minorités religieuses interconnectées. Au sens large, c’est une forme de civilisation.

M.C., Le Jour, 21 mai 1949

« … Il y a des minorités ici, des confessions là-bas et des cultures différentes qui coexistent partout. Il ne faut pas plaider pour ou contre les droits particuliers de l’un ou de l’autre, mais simplement reconnaître les droits de tous… »

« Réflexions sur la politique », M.C., Le Jour, 9 janvier 1945

Économie

« La situation géographique et l’histoire commerciale du Liban dictent la nécessité de trois prémisses fondamentales en termes de politique économique : une monnaie forte et stable, des facilités commerciales avantageuses et des impôts bas ».

« …Le Liban est une nation où tout repose sur l’équilibre et la modération… »

M.C., Le Jour, 10 avril 1947

« … L’histoire, les preuves et les faits montrent que même une version modérée d’un système économique étroitement contrôlé n’est pas une option rationnelle pour le Liban… »

« La période des illusions », M.C., Le Jour, 2 octobre 1948

Relations étrangères

« Ce qui définit le Liban comme une nation de minorités associées, c’est le fait qu’il offre un refuge à toutes les minorités persécutées du Moyen-Orient dans une nation où personne ne peut les persécuter ou se faire imposer l’origine, l’ascendance ou la croyance de quelqu’un d’autre. »
« Située entre le monde arabe et le monde méditerranéen, la culture libanaise multiforme et son environnement social avancé dictent une politique étrangère basée sur le maintien de relations harmonieuses et empathiques entre l’Est et l’Ouest, à tel point même qu’elle exclut l’option d’une telle prise de risques. »

« … Désormais, trois grands facteurs influenceront notre avenir. Le premier est le Chemin (qui est aussi vieux que les tribus et les familles). Le deuxième est le pétrole et le troisième est la proximité de l’État juif… »

‘Perspectives’, M.C., Le Jour, 3 août 1948

Dès le début de la question palestinienne, Michel Chiha a vigoureusement appelé à l’application des droits humains et individuels internationaux et ses premières prédictions sur les dangers du sionisme se sont avérées étrangement astucieuses et exactes.

« … La décision de diviser la Palestine afin de permettre la création d’un État juif s’avérera être l’une des plus grandes erreurs jamais commises dans l’univers politique… »

‘Une politique absurde’, M.C., Le Jour, 5 décembre 1947

« … Si les Libanais souhaitent prospérer, ils doivent être prêts à travailler très dur, car c’est un petit pays dont la survie dépend des services qu’il fournit face à une concurrence débilitante… dans un proche avenir, les Libanais remplaceront les Juifs le long des routes commerciales du monde… »

‘Après les armes, le cash’, M.C., Le Jour, 21 janvier 1949